5 conseils pour bien faire ses postures de yoga

Yoga à la maison – comment vérifier mes postures ?

Dernière révision 9 octobre 2025, article écrit sans IA.

postures de yoga correctement

 

5 conseils pour éviter les erreurs quand on fait du yoga chez soi…

 Quand on commence à dérouler tout seul notre tapis de yoga à la maison, ça peut être un peu déroutant au début… On se demande quelles postures on va bien pouvoir faire, on scrolle des heures sur le net avant de se décider (enfin) pour une séance et une fois qu’on y est, on se demande si on fait bien. Et pour cause, il n’y a personne pour nous ajuster, vérifier que l’on ne se blesse pas, nous encourager… Alors comment savoir si on pratique correctement à la maison ?

 

Avant toute chose, félicitations ! Si vous êtes en train de lire cet article, c’est que l’envie est là — ou que le tapis est déjà déroulé quelque part chez vous. Et ça, c’est une belle étape. La motivation et l’enthousiasme sont nos moteurs, ils nous mettent en mouvement, nous aident à progresser, à avancer… et surtout, ils nous permettent de tenir sur la durée. C’est cette durée justement, ce temps passé à pratiquer qui vont révéler les réels bénéfices du yoga sur notre corps et sur notre mental.

Parce que oui ! Pratiquer régulièrement, ça change tout ! On se sent plus en forme, moins débordé émotionnellement, plus calme au quotidien. On gagne en force et en confiance dans son corps, on apprend à mieux décrypter ses signaux, à l’écouter plus finement — parfois même sans y penser, simplement parce qu’on a développé une sensibilité nouvelle grâce au yoga. Les muscles se tonifient, le mental s’éclaircit et on prend de plus en plus de plaisir. Alors le mieux pour commencer est de cultiver cet enthousiasme bénéfique !

 

Une pratique joyeuse est une pratique qui dure dans le temps !

 

1- Pratiquez dans la joie et l’enthousiasme pour garder la flamme !

Le yoga, ce n’est ni une corvée ni une obligation. C’est un moment pour soi, un espace pour laisser l’énergie du moment se déployer, un petit carré de chocolat à côté d’une tasse de thé. Il faut que ça soit délicieux ! Alors surtout, n’hésitez pas à soupirer d’aise dans vos postures (super pour la détente du diaphragme et le système nerveux), à bayer aux corneilles (ça libère le mental) et à choisir des séances qui correspondent à votre état d’esprit / votre forme.

 

Une petite séance de mudras conscientes peut être aussi bénéfique qu’une séance dynamique où on a l’impression de « faire » plus…

 

Autre ingrédient de la pratique joyeuse : variez vos types de pratique ! Quand on pratique seul, on peut avoir tendance à faire toujours les mêmes postures, à dérouler toujours la même séance, ce qui finit par nous enfermer dans des pratiques répétitives et trop confortables… Je ne vous dis pas de manger à tous les râteliers et de faire le grand écart entre le yoga bière (si, si, ça existe 😉 et le yoga Iyengar, mais d’introduire des saveurs nouvelles de temps en temps dans votre routine. Un petit défi postural pour mesurer sa progression, une plongée dans la magie du souffle pour découvrir une autre dimension du yoga, choisir un mantra ou une séance douce pour changer de votre pratique dynamique habituelle etc… Bref, comme pour le chocolat, varier le pourcentage de cacao et les saveurs peut vous aider à maintenir la flamme.

 

2- Suivre son corps plutôt que son ego pour ne pas se blesser

Le problème de la variété ne devrait pas trop vous préoccuper si vous aimez suivre des cours en ligne. Dans ce cas, choisissez-les en fonction de votre niveau et de vos besoins du moment plutôt qu’en fonction d’un objectif acrobatique ou d’un fantasme vu sur Instagram. Chercher « la belle posture » vous projette dans un « ailleurs » alors que le yoga cherche à cultiver la présence et la non-performance. C’est aussi une des clefs pour ne pas se blesser…

Suivre son corps plutôt que son ego est une des clefs pour ne pas se blesser.

 

L’idéal si possible est de suivre des « parcours » ou des suites de pédagogiques de plusieurs séances qui vous permettront de répéter des mouvements et de progresser physiquement, mais aussi de découvrir les multiples dimensions du yoga.

Un exemple de progression en yoga :

  • Au début on se concentre essentiellement sur l’aspect postural, on est absorbé par le placement nouveau du corps, on cherche ses repères.
  • Quand on est à l’aise avec le placement, vient le moment d’enrichir la posture avec des respirations qui vont agir sur le système nerveux, les émotions et l’humeur.
  • Et enfin, si on le souhaite, on peut soutenir « l’énergie » de notre corps, celle qui circule dans nos méridiens (les nâdi en yoga) en utilisant des visualisations, en associant certains souffles à des bandhas, des mudras et tous les autres outils subtils du yoga.

 

Prendre l’habitude de pratiquer sans écran, c’est avoir la liberté de pouvoir faire du yoga n’importe où !

 

Si vous pratiquez sans écran, l’idéal est de refaire une posture que vous avez déjà faite en cours avec votre professeur de yoga et qui vous a plu. Même si vous avez l’impression de ne pas vous souvenir, votre corps, lui, se souvient et retrouvera les sensations familières. Vous aurez moins de mal à vous ajuster, vous vous sentirez moins perdus.

 

3– Faites la différence entre douleur et inconfort

C’est là toute la clef de la pratique juste. Ça peut être long à acquérir, mais ce point doit être l’objet constant de votre attention…Il faut trouver la voie du milieu entre un vrai travail du corps et le fait de forcer, d’aller trop loin. En yoga, s’il est normal de sentir de l’inconfort dans certaines postures, il n’est pas normal d’avoir mal !

Concrètement c’est quoi la différence ?

Quand c’est inconfortable, on sent que le muscle s’étire (comme dans supta padangusthasana). La sensation est diffuse, répartie sur une grande surface de muscle, ça peut être parfois difficile de déterminer à quel endroit exactement naît et se termine la sensation.

Vous ne resteriez pas des heures dans cette posture, mais c’est tenable, sans résistance et sans crispation. Vous sentez que votre corps a de la marge pour se relâcher, vous parvenez à envoyer de la détente dans la zone qui travaille et à relâcher tous les muscles qui se sont éventuellement contractés autour. Votre souffle est régulier, et au bout de quelques secondes ou minutes, la sensation d’étirement est moins forte qu’au début de l’exercice. C’est le signe que le muscle s’est étiré. Vous pouvez alors soit aller un peu plus loin dans l’étirement, soit sortir de la posture.

orteil
Dans cette posture de Supta Padangusthasana, on sent clairement l’étirement à l’arrière de la jambe.

Quand c’est douloureux, le plus souvent la sensation est très nette, localisée à un endroit précis et ne disparaît pas immédiatement quand vous sortez de la posture. C’est une sorte de pincement, de tiraillement sur un point déterminé (cela est très visible notamment au niveau des lombaires, de la nuque ou des genoux). Vous sentez que votre corps n’est pas capable de se relâcher, tous vos muscles se tendent pour résister à ce que vous leur demandez. Dans votre tête, vous êtes dans l’idée de performance, de « tenir ». C’est que vous allez trop loin et c’est contre-productif, puisqu’au lieu de s’étirer, le muscle se stresse car il a peur de la rupture et se contracte pour se protéger.

 

4- La posture s’ajuste à votre corps, pas l’inverse

Ne vous basez jamais sur un objectif que vous vous seriez imposé ou sur un modèle – que ce soit le souvenir de votre professeur ou une image que vous avez vue – mais bien sur vos sensations internes. Nous n’avons pas tous le même corps, la même morphologie ni la même souplesse : selon la densité de nos tissus et selon la forme de nos os (on y pense pas assez !), nous ne pouvons pas accomplir les postures tous de la même façon, il est inutile de vouloir reproduire ce qui ne vous convient pas… N’hésitez pas à fermer les yeux pour mieux ressentir vos efforts et voir si c’est juste pour vous.

 

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Même si vous ne ressemblez pas extérieurement au modèle cultivez le même état d’esprit que lui, serein, détendu, le souffle calme 🙂

Autre dosage : mieux vaut pratiquer un peu tous les jours que beaucoup tout d’un coup 🙂

 

5- Est-ce que vous respirez ?

Et pour finir, observez votre souffle. Si vous allez trop loin ou trop vite, vous remarquerez que vous vous essoufflez, que la respiration se fait par à coup, que parfois même vous êtes en apnée et que votre souffle n’est pas confortable. C’est que vous allez trop loin ou que la posture n’est pas adaptée. Il est évident que la salutation au soleil ou une posture intense accélèreront votre cœur, vous feront transpirer et vous respirerez plus fort, mais toujours de façon maîtrisée, sans jamais avoir l’impression de manquer d’air, sans jamais avoir l’impression que le corps se crispe.

C’est cette régularité dans le souffle qui apaisera votre mental, calmera votre système nerveux et vous donnera à la fin de la pratique cette sensation de calme et de légèreté. C’est aussi cette fluidité dans la respiration qui vous amènera petit à petit vers les autres dimensions du yoga et que vous pourrez aborder le pranayama avec confiance et conscience.

 

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Bonne pratique !


Illustration : Anne-Maëlle Dorel et Adriana Rodríguez León.


9 thoughts on “5 conseils pour bien faire ses postures de yoga

  1. Bonjour. (2ème essai d’envoi).
    Merci pour ces précisions si utiles qui encouragent à pratiquer seule.
    Pourriez-vous préciser les règles de base concernant les contre posture s’il vous plaît ? C’est ce qui m’inquiète un peu dans le déroulement de mes courtes séances…
    Bonne journée, merci pour vos conseils

    1. Bonjour Padma,

      Je vous remercie pour votre message 🙂 Pour ce qui est des contre-postures il n’y a pas de vérité absolue…
      On considère en général que si vous faites une extension (type cobra) c’est bien de faire ensuite l’inverse avec une flexion (type balasana). C’est ce que proposait Van Lysbeth.
      Les formateurs que j’ai eu et qui ont reçu un enseignement en ostéopathie m’ont dit que la posture / contre-posture était en effet une tradition, et que cela pouvait être important si on « faisait mal » les postures. Autrement dit, si vous travaillez correctement votre corps dans une belle extension en cobra, que vous avez bien placé vos jambes, que vous ne poussez pas dans vos mains, que vos épaules sont bien placées… bref que tout est ok en terme d’anatomie, il n’y a aucune raison de prendre une contre-posture derrière puisque vous n’avez pas endommagé votre corps.
      En terme de yoga selon l’Ayurveda, aucune raison non plus de faire suivre une posture par une contre-posture puisque par exemple, si vous voulez travailler l’ouverture de la poitrine pour alléger le kapha (éléments terre et eau) du printemps, ça ne sert à rien de refermer les poumons après. Au contraire, vous allez travailler essentiellement les extensions et les ouvertures de cage thoracique. Éventuellement une contre-posture au bout de plusieurs postures, mais pas toujours…

      Voilà ! J’espère avoir répondu à vos questions. Pour votre pratique personnelle, n’hésitez pas à faire ce qui vous fait du bien, et ne vous encombrez pas trop avec le principe posture / contre-posture. Si vous ressentez le besoin d’en faire, n’hésitez pas, mais ne montez pas une séance uniquement sur ce principe, vous pourriez passer à côté de vos vrais besoins.

      Namaste 🙂

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