Souffle, mudrās et voyelles : une pratique douce pour débuter le yoga du son
Article actualisé le 21 août 2025. Garanti écrit sans IA 🙂

Mudra et Pranayama
Les postures de yoga créent de l’espace dans les zones clés de la respiration, elles délogent les tensions et préparent notre mental au travail du souffle. Mais pour que prana puisse pleinement se déployer, pour qu’il circule dans les nâdis et nourrisse tout notre être, les mudras associées au chant de voyelles sont particulièrement utiles…
La pratique qui est proposée ici peut être faite à tout moment de la journée, idéalement en fin de séance de yoga, pour poser le mental, revenir au souffle et terminer par un moment d’intériorisation…
Si vous êtes professeur de yoga et que vous souhaitez intégrer le son et les mantras dans vos cours, cette pratique est idéale car elle ne se focalise pas directement sur la voix – ce qui peut être intimidant, mais sur la qualité du souffle. Le son est utilisé comme un outil de pranayama.
Souvent, quand on utilise les mudras, on aime savoir à quoi elles servent, on les pratique pour leurs vertus et leurs bienfaits. Je vous propose ici de procéder « à l’indienne », c’est-à-dire de vous plonger dans l’expérimentation, sans a priori ni attentes, et de vous concentrer sur votre ressenti. Un autre article vous donne les effets et le sens de chacune de ces mudras. En restant neutre et ouvert à toutes vos perceptions, vous ressentirez de façon plus juste les effets de la mudra et les espaces qu’elle ouvre en vous…

Les 4 mudra de la respiration et leurs voyelles…
La pratique proposée se fait dans une assise confortable, peu importe laquelle, même si traditionnellement on propose Vajrasana, l’assise sur les talons. L’idée est de vraiment trouver une posture où vous êtes totalement à l’aise, de façon à se laisser complètement absorber par les mudras et le son plutôt que par des tensions physiques…
Voici l’ exercice des mudras de la respiration :

Les mains sont posées sur les cuisses en Chin Mudra.
Lors de l’expiration, on peut ajouter le son « aaaaaaaaa…. « , en ouvrant grand la bouche. Bien sentir la vibration dans le ventre.

Les mains sont posées sur les cuisses en Chinmaya Mudra. (on garde la mudra précédente et on replie les autres doigts dans la paume).
A l’expiration, on peut ajouter le son « oooooooo…. « ou le son « ou…… ». Bien sentir la vibration dans la cage thoracique.

Prendre Adhi Mudra, les mains sont en poings, les pouces à l’intérieur des paumes.
A l’expiration, ajouter le son « mmmmmmm…. « Bien sentir la vibration dans le crâne (c’est souvent la partie la plus facile, vous pouvez même jouer avec vos dents : normalement la mâchoire est détendue, mais vous pouvez tester de rapprocher les dents à se les faire frôler, impression nouvelle :-).

Prendre la Yoga Mahat Mudra, on garde la mudra précédente, mais on rassemble les phalanges les unes contre les autres.
Lors de l’expiration, ajouter le son « a-u-m « . Bien sentir les vibrations, le souffle qui s’allonge sans forcer et la fluidité de la respiration qui se fait dans tous les poumons.
Avez-vous perçu une différence dans votre respiration en pratiquant ces mudrās ? Ont-elles ouvert de nouveaux espaces respiratoires, renforcé le souffle dans certaines zones ? Si vous souhaitez connaître les espaces sur lesquels agissent les mudras que vous venez de pratiquer, je vous invite à découvrir l’article dédié.
Vous trouverez ci-dessous une vidéo pour accompagner votre pratique. Je compte sur votre bienveillance, elle a été tournée pendant la Covid, alors que je ne maîtrisais pas encore très bien les outils techniques :-)… Vous y trouverez les mudras, mais pas le chant des voyelles.
Le monde des mudras, outils subtils du yoga et de l’ayurveda…
Les mudras sont utilisées depuis longtemps en Yoga et en ayurveda. Elles agissent sur la sphère subtile et énergétique : en stimulant certains circuits, elles permettent au souffle de déployer pleinement ses qualités, de nourrir les espaces internes, et de favoriser la circulation du prāṇa dans les nāḍīs — ces canaux invisibles qui irriguent notre être (cf. méridiens).
Les mudrās ouvrent des espaces méditatifs, affinent la perception intérieure et facilitent l’accès à des états de présence profonde. Mais leur action ne se limite pas au subtil : elles peuvent aussi influencer notre métabolisme et notre physiologie. Certaines mudrās sont utilisées pour soulager les troubles digestifs, améliorer la respiration (asthme, essoufflement), réguler les douleurs menstruelles, ou encore calmer le système nerveux.
C’est cette double portée — énergétique et physique — qui confère aux mudrās toute leur richesse : celles que vous venez de pratiquer agissent ainsi à la fois sur le corps, en affinant la qualité de votre respiration, et sur la circulation du prāṇa, en harmonisant les flux subtils.
Bonne pratique !


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