Dos et Yoga – 1 ; Anatomie de la colonne

Comment est construit notre dos ?

En yoga et au quotidien, nous sollicitons beaucoup notre dos. Certains mouvements mal exécutés peuvent user ou abimer les articulations de la colonne vertébrale et donner mal au dos. Cette suite d’articles donnera dans les grandes lignes le fonctionnement du dos de façon à le respecter dans le mouvement.

 

La colonne vertébrale nous soutient comme le mât d’un navire. Les vertèbres assurent notre mobilité et protègent une partie de notre système nerveux central – la moelle épinière. Lorsque nous bougeons, c’est toute cette structure qui se met en mouvement, répartit les pressions, réajuste l’équilibre

Le but de cet article n’est pas d’être exhaustif, mais de donner des clefs permettant de comprendre son fonctionnement de base. Cela permettra par la suite de savoir sur quels paramètres jouer pour exécuter des postures de yoga (et les mouvements quotidiens) en respectant le dos.

 

La colonne vertébrale comme jeu de cubes :

La colonne vertébrale se construit un peu à la manière d’un jeu de cubes : elle est constituée d’un empilement de vertèbres de tailles différentes.

dos yoga Lyon

      

 Nous avons donc :

  • 7 vertèbres cervicales (5 normales + 2 spéciales : atlas et axis)
  • 12 vertèbres thoraciques (où s’attachent les côtes – appelées aussi parfois « dorsales »)
  • 5 vertèbres lombaires
  • 1 sacrum constitué de 5 vertèbres soudées
  •  1 coccyx

Note : sur le schéma, l’étage thoracique est délimité par la 1ère et la dernière côte que l’on voit dessinées et qui sont insérées sur leurs vertèbres correspondantes (T1 et T12).

La forme des vertèbres

Les vertèbres n’ont pas toute la même taille ni la même forme.

On voit combien le corps des vertèbres lombaires est gros et massif par rapport à celui des vertèbres thoraciques ou cervicales… Le corps vertébral est conçu pour porter le poids : il est logique que la vertèbre lombaire – qui est tout en bas et qui porte donc le plus de poids – soit plus massive que celle située tout en haut de l’empilement…

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Le corps de la vertèbre est cerclé de rouge

 

La forme et l’orientation de certaines parties, notamment les « surfaces articulaires » ou les « processus épineux et transverses » vont donner de précieuses informations sur les mouvements possibles aux différents étages de la colonne. Les torsions et les inclinaisons sont ainsi impossibles au niveau lombaire qui est plutôt spécialisé dans les extensions.

 

Le disque intervertébral

Pour assurer la mobilité de la colonne, il y a entre chaque vertèbre un amortisseur qui reçoit et répartit les pressions : c‘est le disque intervertébral.

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Disque intervertébral et vertèbre type

Le disque intervertébral est comme une tranche d’oignon, une sorte de coussinet de fibres. Au centre se trouve un noyau gélatineux (nucleus ou noyau pulpeux), incompressible mais déformable, dont le rôle est de recevoir, amortir et répartir les pressions.

Nous verrons dans l’article Dos et Yoga – 2, le disque intervertébral de façon plus précise.

 

Les courbures naturelles du dos

La colonne vertébrale n’est pas droite, elle possède trois courbures physiologiques qui renforcent sa solidité et sa stabilité (la colonne, grâce à ses courbes, peut porter 17 fois plus de charge que si elle était droite).

Il est important en yoga et dans la vie quotidienne de garder ces courbures naturelles pour respecter notre dos – et dans les cas où on efface ces courbures, savoir pourquoi on le fait et dans quel cadre. Garder ses courbures physiologiques permet d’éviter par exemple les lombalgies – fréquentes lorsque l’on passe beaucoup de temps assis et que le bas du dos s’arrondit.

colonne
Pour s’asseoir le dos droit, il faut être posé sur ses ischions…

 

Et en Yoga ?

Comprendre la structure de la colonne vertébrale, connaître ses courbes etc. permet non seulement de savoir ce qui est ou non possible pour une articulation, mais aussi d’avoir un référent fiable.

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Ainsi, savoir que les lombaires ne tournent pas alors que les thoraciques basses tournent très bien et très loin, permet de doser l’effort dans une torsion comme Marichyasan – où les bras ont tendance à tracter le tronc pour donner une amplitude particulière au mouvement. On évitera ainsi de trop mobiliser (et fragiliser) l’étage hyper-mobile (T11-T12).

 

tadasana

Savoir que la colonne a des courbes naturelles, que le corps possède un aplomb qui lui est propre et que cet aplomb permet à l’individu de supporter la station debout sans fatigue et sans contrainte, permet de travailler pour retrouver cet état optimal et ces courbes. La position anatomique est un référent. Ainsi, dans la posture de la Montagne, Tadasana, on essaie de retrouver ces courbes naturelles, de les rétablir et de les maintenir. Souvent ces courbes et cet équilibre sont malmenés par les activités de la vie quotidienne qui portent notre tronc vers l’avant (notamment avec le mouvements systématique des mains). Tadasana est un excellent moyen d’intégrer le yoga dans la vie quotidienne…

 

mandala

 

Ci-dessous une courte vidéo de l’Université de Lyon 1 qui illustre de manière simple et claire la construction de la colonne vertébrale.


Bibliographie :

  • Blandine Calais-Germain ; Anatomie pour le mouvement.
  • Dominique Martin ; Comment entretenir, protéger son « patrimoine » physique…
  • Frank Netter ; Atlas d’anatomie humaine.

Les images ont été prises sur les sites de Wikipédia et Pixabay.


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