Tisane pour apaiser Vata

Avec l’automne, peut-être vous êtes vous sentis plus dispersés, plus fatigués, avec des tonnes de projets ou d’envies qui vous épuisent et que vous n’arrivez pas toujours à mener jusqu’au bout.  Selon l’Âyurveda, c’est parce que nous entrons dans une période où notre dosha vata a tendance à s’emballer… Voici une tisane destinée à l’apaiser.

tisane pour l'automne anti-vata Vata Ayurveda anti-stress

Tisane d’automne pour apaiser Vata

Quand il est équilibré, vata est le principe du dynamisme, du rythme et du mouvement qui anime toutes les choses. Il est ce qui nous pousse à l’action, ce qui nous donne de l’enthousiasme et au niveau physiologique, il gère entre autres le système nerveux et les mouvements se rapportant à la digestion et l’élimination des déchets.

En automne, avec le froid, la descente de la sève et le vent qui assèche l’air, le dosha vata a tendance à augmenter dans la nature et à s’emballer en nous ; ce qui amène quelques déséquilibres dont voici les plus fréquents :

– Nervosité, anxiété, besoin d’action,

– Dispersion, tendance à la rêverie,

– Fatigue sensorielle, mentale et physique,

– Dessèchement de la peau,

– Articulations plus raides ou qui craquent,

– Tendance à l’insomnie ou difficulté d’endormissement,

– Gonflements du bas du ventre, ballonnements et autres problèmes liés au côlon (gaz, constipation ou diarrhées, en tout cas irrégularités…)

Voici donc une tisane qui, même si elle n’est pas miraculeuse, vous permettra d’apaiser le dosha vata.

Tisane anti-vata :

Ingrédients

  • 500ml d’eau
  • 4 fleurs de camomille romaine (ou du tilleul)
  • 1/2 cc de graines de fenouil
  • 1 cc de gingembre frais râpé (à diminuer de moitié si vous n’appréciez pas le piquant)
  • 1/2 cc de cumin ou de cannelle

 

Préparation, avec un couvercle sur la casserole…

– Dans l’eau froide, mettez les graines de fenouil.

– Amener l’eau à ébullition puis réduire et faire doucement « bouillotter » pendant 5 minutes.

– Ajouter le gingembre, continuer à faire « bouillotter 5 autres minutes ».

– Éteindre le feu, ajouter les fleurs de camomille et le cumin (ou la cannelle).

– Laisser infuser 5 à 10 minutes, filtrer et servir.

Vous pouvez ajouter du miel pour sucrer…

 

Et s’il vous manque des ingrédients, peu importe ! Apaiser le dosha vata ne revient pas à boire « une potion magique », mais à se recentrer. La manière de préparer et de savourer importent donc autant que la tisane elle-même.

Les bienfaits de votre tisane commencent lorsque vous vous mettez à la préparer…

Pour faire votre tisane, rassemblez les ingrédients tranquillement et en conscience. Pas besoin d’avoir 1 heure devant vous ou d’être très lent, mais vous devez être concentrés. Faites chaque geste en ayant conscience de ce que vous faites, sans écouter de musique, ou parler au téléphone ou penser à autre chose.

Une fois votre breuvage prêt, restez centrés, ne le buvez pas en regardant un film ou vos textos ! Simplement, asseyez-vous quelque part, fermez les yeux, sentez la tasse entre vos mains, la vapeur sur votre visage et la chaleur qui s’en dégage. Sentez l’odeur des plantes qui viennent de la Terre et qui ont vu le soleil qu’elles vont partager avec vous. Puis buvez à petites gorgées, en les faisant rouler dans le bouche. Cherchez le goût, la manière dont il se pose sur la langue…

Bref, dégustez…

 

Et voilà, finalement, sans vous en rendre compte, vous venez de faire une courte méditation, vous vous êtes concentrés sur le moment présent et vous voilà maintenant calme et prêt à continuer votre journée ou aborder la nuit.

Rien ne vous empêche de mettre votre tisane dans un thermos et de l’emmener avec vous au bureau ou en promenade. A chaque nouvelle tasse, fermez les yeux et rappelez à votre mémoire les sensations et le bien-être associés à la première tasse tout en laissant votre corps se détendre.

 

 

Le choix des plantes :

Selon l’Ayurveda, pour réduire vata, on favorise :

– Les plantes calmantes et les toniques nerveux (ou neurotoniques, c’est-à-dire ce qui rétablit le tonus du système nerveux sans pour autant l’exciter). On cite alors la camomille, le tilleul, la verveine, l’avoine fleurie, la mélisse…

La camomille romaine, choisie ici a des vertus apéritives et digestives. Elle est bonne pour la mauvaise digestion, les crampes d’estomac ou l’embarras gastrique.

– On utilise aussi des plantes dites carminatives, c’est-à-dire qui dispersent les gaz intestinaux et favorisent la digestion : le cumin, le fenouil et la cardamome sont parmi les plus efficaces.

Pour ma part je préfère le cumin à la cannelle pour la sensation de calme qu’il m’apporte (mais c’est subjectif). Le cumin facilite la digestion en favorisant la sécrétion de sucs digestifs. Il est recommandé pour les troubles intestinaux et soulage les crampes de l’abdomen. C’est aussi un bon stimulant.

La cannelle de son côté est un bon désintoxiquant, elle encourage la digestion et a une action de nettoyage naturel. Elle augmente la sécrétion du suc gastrique et stimule l’ensemble des fonctions digestives. Elle agit aussi sur les ballonnements et les flatulences. Tonifiante elle est recommandée pour les personnes fatiguée ou manquant d’appétit.

Le fenouil est aussi un stimulant digestif, il permet une augmentation de la force motrice et active les sécrétions du tube digestif ; il est aussi excellent contre les flatulences.

Le gingembre frais quant à lui est une racine stimulante et carminative qui facilite la digestion et neutralise les toxines.

 

Précautions :

La cannelle est citée en contre-indication pour la grossesse et les ulcères.

Le gingembre est noté comme contre indiqué en cas d’hémorragie, prise d’anticoagulants ou d’anti-inflammatoires.

 


Note : n’étant ni herboriste ni thérapeute en ayurveda, la tisane présentée ici est une préparation que j’utilise pour ma consommation personnelle et dont j’apprécie les effets. Elle ne prétend pas guérir quoique ce soit et l’usage de plante requiert toujours des précautions. N’oubliez pas de varier vos boissons et de privilégier l’eau.

Sources :

Le Petit Larousse des plantes qui guérissent, 500 plantes et leurs remèdes ; Gérard Debuigne et François Couplan ; éd. Larousse 2013.

Ayurveda, science de l’autoguérison ; Dr Vasant Lad ; éd. Guy Trédaniel 2014.

 


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