1- Les Mâlas – C’est quoi une Mâla ?

A quoi sert une Mâla, cette sorte de collier bouddhiste ou indien ?

 

Mala indienne, en pierres semi-précieuses et en perles de rudraksha

Les mala comme support aux mantra ou à la méditation…

 

J’ai longtemps associé les mala à quelque chose de religieux, si bien que je n’ai commencé à les utiliser que très tardivement en yoga. En réalité, ces sortes de colliers de prières sont surtout des outils pour compter et d’excellents supports de concentration. On peut les utiliser pour la récitation de mantra, la méditation ou pour le pranayama…

 

Une mala ressemble à un collier ou un rosaire, il est utilisé par les hindous, les bouddhistes ou les pratiquants de yoga pour compter le nombre de mantra prononcés lors des méditations ou des prières. Cette mala se compose de 108 perles + 1, légèrement différente des autres par sa taille ou par sa forme. On appelle cette dernière perle « la perle du Maître (Guru) », ou Meru (dans la mythologie hindoue, Meru est la plus haute montagne du monde, située au centre de la Terre, elle est le séjour des dieux.)

Même si on peut mettre le mot « mala » au masculin comme le recommande la langue française (tous les mots étrangers intégrés à notre langue se mettent par défaut au masculin), j’utilise ici le féminin car tel est son genre en sanskrit. Cela permet en plus de le distinguer du même terme « mala », utilisé cette fois au masculin en sanskrit, mais qui désigne les « déchets, les excréments ».

 

La mala peut être composée de pierres semi-précieuses, de graines et de perles en bois. Ce peut être aussi simplement une suite de noeuds sur une cordelette.

 

A quoi ressemble une mala ?

Le mot sanskrit mālā signifie « guirlande » et peut désigner deux choses différentes : une guirlande de fleurs posée autour du cou d’une statue dévotionnelle, d’un maître, d’un invité que l’on accueille, ou un support de méditation. Une mala est alors composée de 108 perles + 1 perle supplémentaire ; entre chaque perle (parfois toutes les 7 perles) on retrouve un petit nœud appelé brahmagranthi. Ces perles peuvent être des graines de rudraksha, des perles en bois (le plus souvent santal ou tulsi) ou encore des pierres semi-précieuses, chacune ayant sa propre énergie.

Les graines de rudraksha sont les plus courantes en Inde ; les hindous en portent souvent une seule autour du cou, enfilée sur une cordelette, la plupart du temps bénie par un sage. Ces graines, dont le nom signifie  » oeil de Rudra », viennent de l’arbre sacré de Shiva ; elles comportent la plupart du temps 5 faces et ont différentes propriétés magiques. Elles sont notamment réputées pour donner la paix et la force intérieure, remédier aux inquiétudes et au manque de concentration (idéal pour la méditation !). Associées au dieu Shiva, elles sont notamment liées à la chaleur et à l’énergie du feu, et aideraient à éveiller la Kundalini.

 

Si les graines de rudraksha peuvent être trop ardentes pour certains Pitta, on peut choisir le bois de santal, associé à Vishnu et ses avatars, Rama et Krishna. Ce bois est relaxant pour le mental et pour le cœur, il apaise le stress et l’impatience, calme le mental et aide à s’ancrer (on retrouve ces propriétés dans l’huile essentielle de bois de santal). On peut aussi utiliser le Tulsi, c’est-à-dire le bois des branches du basilic sacré – un arbuste de 30 à 60 cm de hauteur qui a de nombreuses vertus en ayurveda.

 

Les perles peuvent aussi venir de pierres semi-précieuses. Leur choix est varié et chacune a des propriétés énergétiques qui lui sont propres, à vous de choisir selon votre ressenti et vos besoins. Tout comme pour le bois de santal ou le rudraksha, il est important de se renseigner sur la provenance des perles pour ne pas participer au pillage environnemental…

Ici un mala à la fois en rudraksha, en bois et en pierre semi-précieuses.

 

On peut aussi trouver des « malas » plus petits, avec moins de perles, qui prennent alors la forme de bracelets. Il n’y a plus 108 perles, mais une subdivision du nombre 108 ; ce peut être une moitié (54), un tiers (36) ou un quart (27 grains que l’on égraine alors 24 heures sur 24 – même la nuit ! car le mantra est tellement ancré qu’il vient tout seul -pendant une période fixée d’avance. Cette pratique s’appelle Japa sumirani)…

Si vous avez envie de vous mettre à la récitation de mantra (japa Yoga), une simple cordelette sur laquelle vous aurez fait 108 nœuds suffit amplement au départ.

Mala à 27 perles

 

Pourquoi 108 ?

Pour ceux qui aiment les chiffres, on pourrait passer des pages et des pages sur la symbolique, mais voici un petit résumé de ce que j’ai trouvé…

Selon les Upanishads, l’homme respire 21 600 fois par jour, c’est-à-dire 10 800 fois la nuit et 10 800 fois le jour. Comme chaque respiration est en soi un mantra (So-Ham) et que chaque fois que l’on prononce un mantra ses fruits sont multipliés par 100, répéter 108 fois un mantra reviendrait en réalité à le dire 10 800 fois…

Autre explication symbolique :

  • le 1 représente l’Unité ou Dieu
  • 0 représente le vide, l’accomplissement de la pratique spirituelle
  • 8 représente l’infini et l’éternité.

Il existe une infinité encore de sens pour expliquer ce nombre, vous trouverez des explications plus approfondies sur ce site en anglais

 

Reste encore à savoir comment se servir d’une Mâla… Cela sera l’objet de l’article de la semaine prochaine.

 


Sources :


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