Les sept plumes de l’aigle

Une lecture de vacances inspirante…

 

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Les sept plumes de l’aigle

J’adore lire et quand les vacances arrivent, je cherche un bon compagnon de voyage… Un livre qui inspire, donne de l’élan, un livre que j’ai envie de sortir dès que l’occasion se présente pour en grignoter quelques lignes ou m’y plonger avec délices. Un livre qui aère l’esprit sans être futile, qui prend soin du cœur et de l’âme…

 

Je suis en train de terminer les Septs Plumes de l’Aigle ; mon livre est rempli de marque-pages, signalant les passages à relire et à méditer. Si l’aventure du petit Luis se dévore, les enseignements plein de sagesse des différents personnages qu’il rencontre se savourent et invitent à la contemplation. Or justement, pourquoi ne pas profiter des vacances et de notre esprit en jachère pour apprendre à profiter pleinement du présent ?

 

La jeunesse de Luis Ansa par Henri Gougaud

Henri Gougaud raconte l’histoire (vraie) de Luis, un jeune garçon qui quitte la maison paternelle et qui, au travers de ses pérégrinations, apprend les secrets qui nous relient à l’Univers. L’ouvrage est une épopée initiatique où chaque nouveau voyage est l’occasion pour Luis de rencontrer un « guide » qui lui en apprend un peu plus sur la manière dont nous percevons le monde, les autres, sur la manière dont notre cerveau crée un monde qui lui convient pour nous y enfermer, et bien d’autres choses que je suis incapable de résumer…

Pour vous donner une petite idée, voici un petit extrait de la délicieuse plume de Henri Gougaud :

« Un jour, comme il me harcelait ainsi, je lui ai répondu sèchement que sa folie était trop savante pour mon entendement, et que j’étais fatigué de ses extravagances. Il s’est tourné vers moi, l’index pointé. Il m’a dit :

-Qui a parlé ?

J’ai bafouillé :

-C’est moi. Qui d’autre ?

-Tu mens. C’est un impatient à moitié indien qui se croit artiste et qui se prend pour le nombril du monde. Ce n’est pas toi.

-Je ne me prends pas pour le nombril du monde mais je suis en effet ce que vous dites, don Pancho : impatient, indien et artiste. Où est le mensonge ?

Il a soupiré, la mine contrite, apparemment accablé par mon ignorance crasse.

-Qui dit  » je  » par ta bouche ? Toi ? Non. Un vague personnage, un passant éphémère qui veut à toute force être reconnaissable, avoir droit de cité, jouer un rôle dans le monde. Et pourquoi ce fantôme s’acharne-t-il ainsi à se montrer, dis-moi ? Parce qu’il ne puise d’existence que dans le regard des autres. Il n’est pas doué de vie véritable.

-Pourtant don Pancho, si je vous dis que je suis né à Cordoba, Argentine, de mère quechua et de père espagnol, avouez que ce sont là des vérités difficilement discutables.

-Ce sont des attributs d’une importance nulle, au regard de ton Être. Ton Être ne dit pas : « Je suis ceci, cela, clochard, peintre, ministre, espagnol ou chinois », il n’est pas tel ou tel, il est. Il dit :  » Je suis  » et il n’ajoute rien.

Il faisait grand vent ce jour-là. je me souviens qu’une feuille morte s’est tout à coup plaquée sur sa poitrine et elle est restée là, un moment. Je l’ai regardée, elle m’a ému. Elle était comme une main tremblante.

-Mon Être me parle parfois, don Pancho, mais à peine. J’aimerais bien l’entendre plus souvent. »

p. 201

 

lecture aigle

Belles vacances et bonne lecture !

 

 

 

 

 

 

 


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