Kapalabhati – le crâne qui brille

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Les pranayama : pas toujours aussi calmants qu’on le croit

Les pranayama ne sont pas aussi calmants que ce que l’on pourrait croire… En tant qu’enseignants, nous transmettons souvent les techniques de respiration comme des outils de recentrage et d’apaisement. Pourtant, certains pranayama — notamment les hyperventilations comme kapalabhati — induisent volontairement un stress physiologique : la fréquence respiratoire s’accélère, le taux de CO₂ chute, le système nerveux sympathique (celui qui nous pousse à l’action) s’active… Le corps entre en état d’alerte.

Pourquoi provoquer un stress volontaire ?

Alors pourquoi provoquer délibérément ce stress quand le yoga nous invite à cultiver la paix ? Parce que c’est précisément dans ce cadre maîtrisé — sur le tapis, dans un environnement sécurisé — que réside la puissance de ces exercices. En exposant l’organisme à un stress contrôlé, nous l’entraînons à rester stable, lucide et centré. C’est une forme de désensibilisation : le corps apprend à ne pas communiquer sa panique au mental qui reste calme, à réguler ses réponses, à traverser l’agitation sans s’y perdre. Et lorsque des situations similaires surgissent dans notre quotidien — tension, pression, imprévus — nous sommes mieux préparés à les affronter.

Dans cet article nous allons explorer ce qui se passe dans notre organisme lorsque nous effectuons kapalabhati. Cela nous permettra de comprendre pourquoi ce dernier procure cette sensation de flottement si agréable, d’où viennent les effets secondaires que l’on peut observer chez nos débutants, comment y remédier et les aider à trouver du confort dans ces respirations.


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